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Ce matin à l'école ou je travaille, une chose un peu difficile est arrivée.
C'est dure de voir un enfant qui souffre autant moralement…
Si petit ….

J'ai retenu mes larmes car non on ne peut pas.

J'ai pensé très fort à mes enfants.
J'ai réalisé …. cette chance qu'ils ont,
cette chance que j'ai,  cette famille que  j'aime.

J'ai retenu mes larmes,
je devais me reprendre,  je l'ai fait.

L'enfant s'est calmé et puis c'est passé.

Et puis ce fut la fin de la matinée, et le secret professionel qui va avec ( je reste pour cela vague).



Cet enfant à besoin d'une personne auprès de lui à l'école, il n'a personne.
J'ai besoin d'un autre travail, plus d'heures je ne trouve pas.
Le système est mal fait je me suis dis.

Je suis rentrée chez moi,
je me suis couchée là avec mes enfants,  juste au milieu.

J'ai senti les mains de Lily-Ange encore petites dans mes cheveux,
j'ai respiré l'air de Diego,
j'ai écouté leur respiration….les petits bruits.

Une envie terrible de les protéger encore plus.

Certains jours,  je l'avoue  j'oublie, la vie elle est dure.

Pourtant je le sais oh combien...

Je me suis sentie une louve.

13 commentaires

  1. très jolis mots d'impuissance sur une situation si injuste et douloureuse... plein de pensées pour toi et cet enfant...

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  2. Malheureusement c'est tellement souvent...
    Je suis instit et j'avoue avoir pleuré au début, le soir en rentrant... Maintenant que je suis maman j'ai ce même sentiment, ce besoin de les protéger, plus.
    Je me rends aussi compte de la chance que j'ai d'avoir des enfants en bonne santé!
    Merci pour ce témoignage et ces mots!

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  3. Un peu le même sentiment en travaillant a l'hôpital...
    Bisous Hélène

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  4. pas toujours facile de fermer la porte et d'oublier les soucis des petits dont on s'occupe , je l'ai vécu plusieurs fois. L'essentiel est de faire le maximum de ce que tu peux et croire en sa force pour le futur .

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  5. Les larmes des petits sont si dures à supporter... ma fille de 5 ans pleure beaucoup en ce moment, surtout par fatigue, je crois. En fait sa fatigue exacerbe toutes ses émotions et le moindre grain de sable tourne à la catastrophe.
    Et je suis démunie, j'essaie juste de la soutenir, de faire bien attention à ne pas négliger son chagrin, à lui répéter que je l'aime...
    Courage dans cette situation difficile et merci pour tes lignes qui ont permis les miennes :-)

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  6. tes mots font écho en moi car là où je bosse...on rencontre des personnes avec des histoires de vie tellement glauques que je me surprend à vouloir d'autant plus protéger et apporter le plus d'amour possible à mes enfants(comme pour palier au manque d'autres qui n'ont pas leur chance)....je comprend ce que tu ressens car je pense qu'en étant soi-même maman on est d'autant plus touchées par les conditions difficiles dans lesquelles grandissent malheureusement certains enfants.......je te souhaite bon courage pour ta recherche d'un autre poste..ma maman faisait le même boulot que toi....elle l'a fait 30 ans...et elle est maintenant en retraite depuis 2 ans mais les enfants lui manquent!!!!

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  7. Comme cela doit être difficile... Tes mots sont très touchants, merci de les partager. Moi aussi, je me sens très louve avec mes enfants... et je mesure la chance que nous avons, même si... ;-)

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  8. Tes mots me touchent beaucoup. C'est tellement vrai. Parfois, il faut juste ouvrir les yeux. Les serrer encore un peu plus près de nous. Belle journée...

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  9. L'enfance... Il faut les protéger, nous protéger car oui la vie est dure. Bon courage à toi ♥

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  10. ho oui que ça doit etre dur de voir des enfants souffrir comme ça...
    je ne sais pas ce que tu fais exactement comme boulot mais peut etre que tu lui apportes deja un peu de "mieux"...

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  11. j'adore comment tu as écrit ça, c'est très émouvant. moi aussi je me rends compte tous les jours la chance qu'on a nous d'avoir Nina et elle de nous avoir, car même imparfaits, nous sommes parfaits pour elle. j'ai tellement peur qu'elle aille à l'école, si je pouvais je la laisserai en crèche toute la vie, bien à l'abri dans son cocon. bisous Hélène et bisous aussi au petit tout triste.

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